Le nouveau plan d’études cadre fédéral pour la culture générale (CG) est entré en vigueur en janvier 2026 et, malgré la demande de report formulée par la Conférence cantonale des chef·fes de file de CG, il sera appliqué dans les établissements vaudois dès la rentrée d’août. Il y a passablement d’insatisfaction à cet égard parmi le corps enseignant, car cette mise en œuvre cumule le centralisme décisionnaire et la navigation à vue, au mépris de l’expertise acquise sur le terrain et du cadre institutionnel. En particulier, les plans d’études école de CG exigés par l’ordonnance du SEFRI n’ont mystérieusement pas vu le jour en Pays de Vaud, écrasés par un unique plan d’étude cantonal, qui n’est d’ailleurs pas encore finalisé.
Parallèlement, la récolte de signatures pour la pétition des enseignant·es de culture générale a été un succès ! En effet, les pétitionnaires sont au nombre de 135 et représentent 68% environ du corps enseignant. C’est une réponse forte au manque de consultation et d’écoute de la DGEP, qui veut imposer un examen final de CG qui serait dorénavant conçu de manière centralisée et qui serait le même pour tous les établissements. Or, ce choix ne résulte pas d’une exigence du nouveau plan d’études cadre – lequel prévoit une «mise en œuvre dans les cantons au travers des plans d’études école» – et représente un risque pour la qualité de l’eCG.
Le SVMEP suit de près cette mise en œuvre et défendra résolument le travail collégial des files de CG ainsi que la liberté pédagogique de chaque enseignant·e. Nous avons écrit le 11 février au chef du DEF pour lui annoncer le résultat de la pétition, dont le texte était en annexe. Dans ce même courrier, nous lui avons demandé de nous recevoir dans les meilleurs délais pour que nous remettions les signatures de cette pétition et pour que nous puissions discuter des revendications qu’elle porte.
Le chef de département nous a répondu par une lettre du 30 avril, à lire ci-dessous, pour nous expliquer tout le dispositif de la mise en œuvre du PEC-CG. Il n’a pas répondu à notre demande de rencontre et ne semble pas vouloir tenir compte des remarques qui viennent du terrain. Le département semble vouloir piloter cette mise en œuvre tout seul, depuis le haut.
Nous allons bien sûr remettre les feuilles de signatures de cette pétition à son destinataire. Cela sera fait le mercredi 27 mai à 17h20 au DEF, rue de la Barre 8, à Lausanne.
Cette nouvelle orientation de l’eCG doit s’appliquer de la manière la plus pertinente et sereine possible et ne se fera pas sans celles et ceux qui enseignent!

