Suite à l’ouverture d’une procédure de licenciement avec effet immédiat qui a conduit au licenciement de l’un de ses membres, le comité de l’AVMG a publié une série de textes pour dénoncer une procédure aussi brutale que disproportionnée. Ensuite, une campagne de mobilisation a été lancée dès la rentrée dans les gymnases vaudois, centrée sur les dangers que représente, pour toute la fonction publique, l’article 61 de la Loi sur le personnel de l’État de Vaud (LPers), qui permet aux autorités d’engagement de licencier «pour justes motifs» qui que ce soit, sans procédure d’avertissement préalable.
Parallèlement à la mobilisation des gymnases, la Fédération SUD a envoyé à la Présidente du Conseil d’État, Madame Nuria Gorrite, une lettre demandant l’ouverture de négociations sur cet article éminemment problématique de la LPers, lettre qui n’a toujours pas reçu à ce jour le moindre accusé de réception. Il faut donc que la mobilisation et la pression collective, dans tous les secteurs de l’enseignement et de la fonction publique, gagne en force et en ampleur. Ce sera l’une des conditions nécessaires pour que le Conseil d’État accepte d’ouvrir une négociation.
En matière de droit du travail et de licenciement, la Suisse n’est pas exemplaire puisqu’elle figurait jusqu’à l’été dernier sur une liste noire de l’Organisation internationale du travail, avec la Biélorussie, le Tadjikistan ou la Sierra Leone. Si elle en a été provisoirement retirée, c’est que le Conseil fédéral a proposé une médiation entre patronat et syndicats pour trouver une solution qui accorderait davantage de protections aux représentant-e-s des syndicats en cas de licenciement.