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Pétition des enseignant.e.s de culture générale vaudois.es

La réforme de l’enseignement de la culture générale (eCG) dans la formation professionnelle initiale a presque 30 ans. Dans chaque établissement, les enseignant.e.s de ce canton se sont beaucoup investi.e.s, ont travaillé en équipe, ont fait vivre cette réforme au contact de leurs élèves et ont acquis des compétences et de l’expertise. Ce travail précieux est reconnu par toutes et tous. Face à l’ambition pédagogique portée par le Plan d’études cadre (PEC-CG), la conception de l’examen final au niveau des écoles a permis de coordonner efficacement les équipes enseignantes, tout en garantissant la liberté pédagogique et en restant proche de la réalité des apprenti.e.s. Or, le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) a décidé que, pour les nouvelles volées d’apprenti.e.s, l’examen final de CG sera le même pour toutes les écoles.

La formation professionnelle initiale dans le canton de Vaud est très large et hétérogène (près de 180 métiers, répartis dans 18 écoles professionnelles). La relative autonomie des écoles dans la mise en œuvre du PEC-CG a permis jusqu’ici d’avoir un eCG pertinent, qui tienne notamment compte de l’hétérogénéité des métiers et des classes, des niveaux scolaires, des réalités sociales. L’examen final conçu par les équipes pédagogiques de chaque école est au plus près des compétences visées par leur enseignement, conformément à ce que prescrit le nouveau PEC-CG. Cela fait pratiquement l’unanimité parmi nous.

Pourtant, au lieu de s’appuyer sur ces éléments de réussite et miser sur la continuité, le DEF a choisi la rupture, en imposant un Plan d’étude cantonal et un examen final centralisé et ce, contre l’avis de la Conférence cantonale des chef.fe.s de file. Tous les efforts qui ont été mis en oeuvre jusqu’ici pour adapter au plus près du terrain le processus formatif et certificatif sont clairement foulés aux pieds. Pire, il existe un grand risque que, pour répondre aux exigences d’un examen cantonal, on uniformise les pratiques, on impose des moyens d’enseignement. Ce resserrement mènerait à une standardisation globale, en lieu et place d’un enseignement local, qui s’adapte aux différents contextes pédagogiques. Ainsi, non seulement l’orientation qu’a choisie le DEF va à l’encontre du PEC-CG, mais elle n’est souhaitable ni pour la qualité de l’eCG, ni pour la réussite des apprenti.e.s !

Pour ces raisons, un groupe de travail composé d’enseignant.e.s de CG a proposé au SVMEP une pétition, qui demande au Chef du DEF de respecter l’autonomie des écoles dans la mise en œuvre du PEC-CG 2030, en maintenant la conception de l’examen final de l’eCG au niveau des écoles.

La récolte des signatures des enseignant.e.s de CG vaudois.es a débuté dans les écoles, grâce à nos délégué.e.s. À signer et faire signer jusqu’au 16 janvier 2026, pour que le DEF commence à écouter celles et ceux qui enseignent !

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